Qui ne connaît, un copain, une voisine, abonné malheureux du cable-opérateur Noos. Ces pauvres gens, obligés de faire la queue devant les agences dudit opérateur pour rapporter un décodeur qui ne fonctionne pas ou réclamer un nouveau décodeur qui ne fonctionnera pas. Noos a promis et promet, de nouveau, que tout va s’arranger. Est-ce bien si sur? Le problème de Noos et des opérateurs du même genre, c’est qu’ils ont investi tout l’argent dans la com’ et la pub, et rien dans le S.A.V. Quant à convertir des publicitaires cocaïnés en ingénieurs, ça ne se fait pas d’un claquement de doigts.
Petite conversation téléphonique( on a tous vécu ça au moins une fois, que se soit avec Noos ou un de ses nombreux concurrents):
Moi: “Allo, ma Chouettebox(le nom a été changé) ne fonctionne pas.
L’employé slovène, payé au smic polonais: ” Avez-vous essayé de vous la mettre dans l’fion, en équilibre sur un pied?”
Moi:” C’est ce que je fais depuis hier soir et rien ne se passe!”
L’employé: “Changez de pieds!”
Abonné de Noos qui attend toujours à cloche-pied, ne te pends pas tout de suite au câble de ton modem, écoute plutôt la nouvelle (si c’en est une): NOOS va changé de nom. C’est le Parisien qui le révèle. Un responsable du cable-opérateur confie au quotidien: ” Nous travaillons à une nouvelle marque à l’aide d’agences spécialisées. Cette nouvelle marque sera décidée d’ici à fin juin et rendue publique fin août. Rappelons, au passage, que Noos va se séparer de huit cents de ses mille deux cents employées. Comment ne pas penser que ces suppressions d’emplois serviront à payer le nouveau nom de la boîte? Abonné de Noos, tu attendais un technicien et c’est une nouvelle facture avec un nouveau logo qui va te parvenir!
Afin que le public oublie sa mauvaise réputation, Noos va se refaire une virginité.Est-ce suffisant pour effacer la lamentable réputation de ce cable-opérateur? Noos semble penser que oui. C’est vraiment prendre ses clients pour des noeuds. Alors qu’il suffirait de reconfigurer le cerveau de ses victimes pour qu’ils ne se souviennent de rien. La preuve que Noos n’est pas une entreprise sérieuse. Sinon, en étant un tant soit peu professionnelle, elle prendrait le soin d’éliminer, un par un, chaque client mécontent! Oui, mais voilà, embaucher des tueurs compétents, c’est un peu comme embaucher des ingénieurs; ça coûte cher. C’est des charges, des salaires, des tickets restau… Que vont dire les actionnaires? Non, évidemment, voilà pourquoi Noos mise le paquet sur une agence de pub.
Le nouveau nom de Noos n’a pas encore été choisi., Mais selon les infos du Parisien, le câble opérateur pourrait s’appeler: “le Câble”. Simple, efficace, il faut bien filer quelques millions à une agence de com’ pour trouver un nom aussi con. En effet, parmi les associations d’internautes en colère, il y en a une qui s’appelle: “les Déçus du Câble”. J’espère que le nom est déposé. Ce serait rigolo de voir Noos verser des millions pour avoir le droit d’utiliser son nouveau nom…

On vit une époque formidable…

TARA

tara

Pourquoi partir en tournée?

Cette question de deux mots, donne deux réponses possibles qui se chevauchent idéologiquement et financièrement.

Le cœur de chaque spectacle est fait d’une question. Cette question se transforme, évolue et se précise tout au cours du processus de développement de l’œuvre. C’est toujours cette question qui hante l’artiste et cette question qu’il soumettra, en fin de parcours, au public.

Je crois que les artistes partent en tournée essentiellement pour aller à la rencontre des autres et leur faire partager leur vision, une perception du monde. L’artiste espère interpeller l’autre, le faire réfléchir, l’ébranler dans ses croyances et peut-être même le déstabiliser. Le théâtre permet, dans le ici et le maintenant, cette rencontre unique d’une œuvre avec le public.

L’art, par les questions qu’il soulève au sein d’une société, devient un élément crucial de réflexion et il est porteur de changement. Je crois aussi que les artistes s’évertuent à réaliser des tournées et à diffuser leurs œuvres parce qu’ils sont foncièrement persuadés que l’art peut rendre les hommes, les femmes et les enfants meilleurs, plus intelligents et qu’il peut les aider à grandir dans un monde où les remises en question deviennent de plus en plus essentielles et de plus en plus urgentes.

Élément moins idéologique, mais non moins négligeable, les compagnies qui font des tournées aujourd’hui espèrent, pour la plupart, prolonger la durée de vie de leur spectacle et travaillent à étendre leur réseau de diffusion au-delà des territoires déjà parcourus. Le phénomène du rayonnement et de la reconnaissance ailleurs au pays comme à l’étranger semble important, puisqu’il donne à ces compagnies une certaine notoriété qu’elles n’obtiendraient pas si elles restaient confinées à leur patelin.

Ces compagnies proposent ainsi un plus grand nombre de représentations ce qui, d’une certaine manière, peut contribuer à la survie de leur organisme. En effet, la diffusion prolongée d’un spectacle peut assurer, entre autres, le remboursement des coûts de production, et permet également d’offrir aux interprètes des contrats à plus long terme, favorisant ainsi l’amélioration continue de leur prestation et de l’ensemble de l’œuvre. Le spectacle, au fil des représentations, continuera effectivement d’évoluer et de se peaufiner. Enfin, la plus large diffusion d’une œuvre devrait aussi permettre à la compagnie d’envisager l’amorce d’une création nouvelle et de poursuivre ainsi l’approfondissement de ses préoccupations artistiques inscrites dans la formulation de sa mission.

Cela étant écrit, on ne sait jamais quelle sera la portée de l’œuvre à naître et les chemins qui lui sont destinés.

Bonne tournée !

Jacqueline Gosselin, DynamO Théâtre